Un papillon rouge et noir
Un papillon rouge et noir

Les 4 étapes de mon changement de vie

2018 a été une année charnière pour moi.

Elle a commencé par un grand mal-être et s’est terminée sur une nouvelle vie professionnelle pleine de promesses.

Aujourd’hui, j’ai fait ma rétrospective. J’ai identifié les 4 grandes étapes qui m’ont permis d’apprendre et de changer. Les voici.

Étape 1 : Accueillir la souffrance

La souffrance est en général perçue comme une émotion négative, et la société nous incite à l’étouffer, à la garder autour de nous. Car exprimer sa souffrance, c’est exprimer une faille. Et le culte de la perfection implique de n’avoir aucune faille.

Je me suis retrouvée dans une situation de souffrance professionnelle en 2018. Ce n’était pas la première fois que cela m’arrivait. J’avais l’habitude de ne plus me sentir à ma place dans une entreprise après une lune de miel d’environ 2 ans. Je souffrais de perte de sens, de désalignement de valeurs.

Ce que je faisais au quotidien ne me motivait pas. Non seulement je n’avais pas l’impression de contribuer à améliorer le monde, mais en plus, je ne recevais aucune reconnaissance dans mon entreprise (c’était même plutôt l’inverse). J’avais l’impression d’être un robot, qui agit mécaniquement. J’avais du mal à aller au travail le matin, et je ressentais très peu de joie dans ma journée, alors que je suis quelqu’un de très joyeux en général. D’ailleurs, je me suis rendu compte a posteriori que je n’avais pas pleinement ri depuis plus d’un an…

Comme je l’ai dit, ce n’était pas la première fois que cela m’arrivait. Mais cette fois-ci, j’ai accueilli ma souffrance. C’est ce qui m’a permis de prendre du recul, de me rendre compte que jusque là, j’avais reproduit les mêmes comportements, à quelques changements mineurs près, et que j’avais obtenu les mêmes résultats. Il fallait donc que je mène des changements plus profonds. Au lieu d’accepter le monde du travail tel qu’il est aujourd’hui (ce monde du travail qui me convient si peu car contraire à mes valeurs), j’allais le transformer pour être enfin à ma place.

Finalement, la souffrance m’a fait passer de l’envie de changer le monde au besoin de changer le monde.

Étape 2 : Me donner du temps

En 2018, j’ai décidé de me donner une belle preuve d’amour : j’ai pris le temps d’aller vraiment mieux avant de reprendre une activité. J’ai mis ce temps à profit pour travailler sur moi. C’est ce qui m’a permis de pouvoir autant progresser.

Il y a une croyance dans notre société qu’il faut être toujours occupé, voire débordé, pour être bien considéré. L’action est parée de toutes les qualités. Du coup, se poser pour reprendre de l’énergie, réfléchir, faire le point ne nous paraît pas socialement admissible.

C’est pour cela qu’avant, je n’osais pas prendre du temps pour moi. Je me suis rendue compte que j’acceptais beaucoup mieux de me donner du temps.

Avec le recul, il me semble impossible de mener des changements profonds sur soi-même lorsqu’on est sous pression ou épuisé. Et se donner du temps est sûrement le premier changement à enclencher.

Étape 3 : M’appuyer sur mon entourage

Je suis toujours prête à aider les autres. Et pourtant, je me suis rendu compte que j’avais tendance à ne pas partager mes problèmes avec mon entourage, de peur de les ennuyer. J’ai réalisé que je les privais de cette opportunité de m’aider, et de tous les bonnes émotions que cela procure.

Alors je me suis entourée d’une équipe de choc pour m’aider à grandir, à surmonter les épreuves et réaliser de nouveaux challenges.

Au premier rang, Sébastien Cottinet, mon conjoint. Il me donne un feedback honnête quand je lui en demande un, il ne voit pas mes failles comme une faiblesse dévalorisante, il m’apprécie telle que je suis, et même parce que je suis comme je suis. Et surtout, il croit en moi.

Ensuite, mes amis, qui ont nourri mon besoin d’amour et de lien social : Benjamin CabanneLaetitia PhanEstelle LandryEmmanuelle ChampionCharlène BretAleksandra BogojevicNadia VermerschMichel LejeuneNicolas Verdot, et tous les autres…

J’ai décidé de recourir à de nouvelles méthodes, pour découvrir d’autres leviers de changement. Je fais de la sophrologie avec Magali Debard-Bellanger depuis 1 an environ, et cela m’a fait énormément grandir. Je suis très cérébrale et je vis pleinement mes émotions. Mais j’ai toujours eu du mal à me connecter à mon corps. La sophrologie me permet de passer par le corps pour travailler sur le mental et l’émotionnel. J’ai pu énormément progresser sur l’acceptation de moi-même et les façons de m’aimer. J’ai compris que c’est une étape indispensable vers l’épanouissement.

Enfin, mes échanges réguliers avec Laetitia Phan et Benjamin Cabanne m’ont permis de prendre du recul, d’élargir mes points de vue et mes perspectives, et au final, d’être plus zen au quotidien.

Alors : merci à tous 🙂

Étape 4 : Être authentique

En 2018, j’ai décidé d’arrêter d’essayer de rentrer dans des cases. J’ai décidé d’être pleinement moi, en permanence.

J’ai ainsi découvert les pouvoirs de l’authenticité.

Tout d’abord, en refusant de faire ce qui était contraire à mes valeurs, je me sens beaucoup plus alignée avec moi-même. Je suis plus détendue, je prends beaucoup plus de plaisir à ce que je fais, et cela me rend plus efficace, plus performante. Ce qui me conforte dans mon choix d’authenticité. C’est un cercle vertueux.

Ensuite, j’ai découvert que l’authenticité permet de générer de la confiance. J’ai eu la confirmation de cette intuition dans ce TED de Frances Frei.

Enfin, ma démarche donne le courage à mon entourage d’être plus authentique : l’authenticité s’avère beaucoup moins dangereuse et bien plus efficace que ce que l’on peut penser. En influençant les autres vers plus d’authenticité, je contribue à changer le monde selon mes valeurs, et ça, c’est une source fantastique de boost et de courage !

Ma résolution pour 2019 : me concentrer sur ce qui a du sens

Connaissez-vous la métaphore du bocal et des cailloux ? Cette vidéo (moins de 3 minutes) l’illustre brillamment.

Considérez que votre vie est un bocal, et que vous pouvez la remplir avec des balles de golf (les choses importantes), des cailloux (des éléments un peu moins importants) et du sable (les petites choses). Si vous commencez à remplir le bocal avec du sable, vous n’aurez plus de place pour les balles de golf. En revanche, si vous commencez par les balles de golf, il reste amplement la place pour les cailloux puis le sable.

Pour l’année à venir, j’ai décidé de me concentrer sur ce qui a du sens.

Je veux arrêter de perdre de l’énergie sur les grains de sable. Je veux utiliser mon énergie sur les balles de golf et les cailloux. Je veux être heureuse de la façon dont je remplis le bocal de ma vie.

Cela implique de connaître mes balles de golf et de limiter le travail en cours. Les familiers de la méthode Kanban savent que limiter le travail en cours permet de se concentrer sur la production de valeur.Pour cela, j’utilise depuis presque 2 mois un nouvel outil qui m’aide parfaitement dans cette tâche : le bullet journal, “Bujo” de son petit nom.

J’ai listé mes balles de golf dans mon bujo. Les voir ainsi dès que je feuillette mon bujo m’aide à les garder à l’esprit et à prioriser ce qui a du sens pour moi.

Chaque mois, je définis dans mon bujo des objectifs en lien avec ces balles de golf, et avec mes plus gros cailloux, pour avancer concrètement tout au long de l’année.

Je ferai plus tard un article plus détaillé au sujet de mon bujo et de la façon dont je l’utilise.

Cette année charnière a été intense. En août 2018,  j’ai créé ma propre entreprise, Peps, pour concrétiser mon projet de vie : je veux contribuer à changer le monde du travail pour faire rimer performance et épanouissement.

En étant à mon compte, je peux être authentique en permanence et faire mes propres choix entre ce qui est un gros caillou et un gravillon. Aujourd’hui, j’apporte à mes clients tout ce que j’ai appris cette année, et je continue de grandir avec eux.

Bien sûr, tout n’est pas devenu facile comme par magie. Les choix que je fais chaque jour pour être authentique ne sont pas encore naturels pour moi, car ils me demandent parfois beaucoup de courage. J’éprouve régulièrement des doutes, mais à présent, ce sont des doutes sur la manière et non sur le fond. Et ça fait vraiment du bien !

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